L'interdiction ne peut être levée qu'après une demande écrite et la preuve que les motifs originaux de l'interdiction ne sont plus applicables.
Fonctionnement de l'exclusion
En Suisse, l'auto-exclusion des casinos est nationale. Elle ne couvre pas seulement les jeux dans les casinos physiques, auxquels la plupart pensent en entendant "casino", mais aussi quasiment tous les jeux en ligne. Loterie en ligne et paris sportifs en ligne de Swisslos et de la Loterie Romande sont également couverts par l'exclusion suisse.
La base légale invoquée par les autorités nationales, la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ), est l'article 80 de la Loi fédérale sur les jeux d’argent.
Il existe deux façons d'être interdit. La première est une demande d'exclusion volontaire faite par le joueur. L'autre est une exclusion imposée par un casino en cas de dettes lourdes ou d'engagements financiers impayés. Le casino peut exclure la personne de sa propre initiative "s'il a des raisons de supposer" une situation grave.
Notamment, les casinos suisses sont légalement tenus d'imposer une exclusion lorsqu'ils ont des raisons de supposer qu'une personne est très endettée, ne respecte pas ses obligations financières, ou mise des montants disproportionnés par rapport à ses revenus et actifs.
Comment s'auto-exclure
L'exclusion volontaire peut être demandée à tout moment en se rendant en personne dans un casino ou en envoyant une demande écrite à un casino choisi. Vous devez également envoyer une copie d'un document d'identité valide : une carte d'identité ou un passeport, par exemple.
La loi ne fixe pas de durée minimale : l'exclusion reste en vigueur jusqu'à sa levée. Il est important de prendre l'habitude de parler à un conseiller en jeu problématique si vous avez des difficultés : réduire ne serait-ce qu'un peu votre jeu renforce vos perspectives à long terme.
Comment un casino peut imposer une interdiction
Le régime suisse permet également aux casinos d'imposer des interdictions sans la demande de la personne, lorsqu'ils ont des raisons de supposer qu'elle est très endettée, ne paie pas ses factures à temps, ou mise des sommes disproportionnellement élevées par rapport à ses revenus et actifs. Un casino est légalement habilité à exclure toute personne soupçonnée de se trouver dans ces situations.
C'est un pouvoir important, permettant aux casinos de protéger les joueurs vulnérables.
Comment fonctionne la levée
La levée d'une interdiction volontaire nécessite une demande écrite. Mais elle exige aussi la participation à un entretien personnel, où la personne doit prouver que les conditions permettant la levée sont remplies – comme montrer que les dettes ou les difficultés financières n'existent plus. Selon l'article 81 de la Loi sur les jeux d’argent, l'exclusion est levée lorsque les motifs qui l'ont justifiée n'existent plus ; un spécialiste ou un service spécialisé reconnu par le canton est associé à la procédure.
La même chose s'applique à une exclusion ordonnée par un casino.
Cette exclusion ne prend fin que lorsqu'une preuve peut être fournie que les motifs de l'interdiction n'existent plus. Le joueur, lors de sa demande, doit soumettre tous les documents nécessaires pour démontrer l'inapplicabilité des motifs de l'exclusion, sans que ceux-ci ne soient nécessairement identiques à ceux qui l'ont initialement motivée.
Comme vous pouvez le voir, ce pouvoir des casinos d'imposer des interdictions est strictement encadré par la loi. Un spécialiste ou un service spécialisé reconnu par le canton est d'ailleurs associé à la procédure de levée. Seule la personne exclue peut demander un retour.
L'exclusion s'applique à tous les casinos suisses, terrestres et en ligne, ainsi qu'aux loteries et paris sportifs proposés en ligne par Swisslos et la Loterie Romande.
La loi suisse définit l'éligibilité à l'exclusion et ce qui est exclu.
L'interdiction persiste tant que les motifs existent
La levée d'une exclusion de joueur ou d'une interdiction multiple n'est pas une simple formalité. Elle est prévue par la loi, mais son applicabilité à une personne particulière à un moment donné relève de l'opérateur qui l'a prononcée, avec la participation d'un spécialiste reconnu par le canton. Seuls ceux qui peuvent prouver que les faits ayant motivé l'exclusion initiale n'existent plus peuvent espérer obtenir gain de cause.
